Lectures à Marseille, avec la revue Nioques, le CIPM et la librairie Zoème

NIOQUES D’ÉTÉ PRÉSENTATION DES NUMÉROS 25 ET 26EN PARTENARIAT AVEC LE CIPM Vendredi 1er juillet à 19h, lecture de textes de et par Sarah Keryna, Roxana Hashemi, Stéphane Nowak et Rafael Garido
„Nioques est une revue transgenre (comme on dit aujourdhui), c’est-à-dire une revue de poésie qui, comme son nom l’indique, ne sait pas trop ce qu’est la poésie, sinon ce qui ainsi se présente, se rend présent, se lit au présent: pour tenter de « faire place nette » (comme le dit un des textes de son dernier numéro). Depuis 1990 elle insiste, sur le mode de l’intervention restreinte ou oblique, capable (ou coupable) de tout. Le volume 26 s’ouvre sur une série de photographies de Françoise Nunez à qui il est dédié.“ Jean-Marie Gleize.





Roxana Hashemi, Sarah Keryna, Stéphane Nowak et Rafael Garido liront des extraits de leurs textes publiés dans les deux derniers numéros de la revue. 
Stéphane Nowak a publié plusieurs livres, dont: Nos secrets sont poétiques (Presses du réel (2019), Glôôsse (Al Dante, 2014), Tentaculeux & tuberculaires (Al Dante, 2013), La plaine des sports (avec Remy Marciano, Al Dante, 2012). En revue: « Aux extraits naturels de films » (revue Bacchanales n°66, 2021). À paraitre en 2022 : L’homme incontenant, aux éditions Série discrète. nowak-papantoniou.net

Sarah Kéryna vit et travaille à Marseille. Comédienne de formation, animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire, bibliothèques, centres sociaux, elle écrit essentiellement de la poésie. Elle est publiée dans les revues papier If, Nioques, Action Poétique, Dirigeable, Art-Matin, Camion, CCP, Monsieur Thérèse, Le Cahier du Refuge, Aka, Fondcommun, Sarrazine, Zone sensible, Carnavalesques, Ouste, Teste, PLI, Cinq à sept, Cockpit, et dans les revues en ligne Rotor, L’académie des brouillons, La gazette des jockeys camouflés, Asymptote. Elle est l’auteure d’une dizaine de livres, parus chez Fidel Anthelme X, Contre-pied, leséditionsprécipitées, Le Bleu du ciel. Son dernier livreLe reste c’est la suite est sorti en septembre 2020 aux éditions Al Dante les presses du réel (collection PLI).

Roxana Hashemi est iranienne et allemande, mais elle vit et travaille à Marseille. Elle co-dirige la revue Muscle avec Laura Vazquez, elle écrit et traduit depuis l’anglais et l’allemand. Elle travaille également à La Marelle, lieu de résidences d’écrivains à Marseille. On peut trouver quelques-uns de ses textes dans les revues BoXoN, Remue.net, et dans le dernier numéro de la revue Nioques.

Rafael Garido écrit : Vis-à-vis (Zoème 2018), Sarcophage (Inculte, 2017) ; et traduit : Jack Spicer (traduction en espagnol, ediciones Varasek, Madrid, à paraître), Leopoldo María Panero (plusieurs livres pour les éditions Fissile en collaboration avec Cédric Demangeot et Victor Martinez ; Narcisse dans l’accord dernier des flûtes, L’Arachnoïde 2017 ; Papa donne-moi la main j’ai peur, Zoème, 2019), Mario Santiago Papasquiaro (Jardin fracturé, Zoème, 2020). Il co-dirige l’association Zoème à Marseille.
  
    
   ZOÈME
GALERIE | LIBRAIRIE | MAISON D’EDITION8, rue Vian
13006 Marseille
zoeme.net  

Zoème

Parution: Julien Blaine Le grand dépotoir

En 2020, Julien Blaine, né en 1942, dresse l’inventaire (et fait don) de ce qui reste dans un atelier d’artiste à la fin d’une vie de création. Le grand dépotoirrassemble essais, lettres et réflexions sur sa vaste entreprise poétique depuis ses débuts, constituant une mise en perspective aussi bien qu’une introduction complète à sa démarche sacrilège.Le but est donc le suivant : 
Montrer tout ce qui me reste dans mes ateliers :
Absolument tout !
Les choses seront déposées dans les pièces et sur les cimaises de l’expo de ci de là à l’emporte-pièce (le mot composé est doublement juste).
L’exposition durera un mois, durant ce mois le public pourra venir choisir les œuvres qu’il désire emporter gratuitement et qu’il emmènera aussitôt après son choix.
Et à la fin, le mois étant écoulé, ce qui reste de l’expo composera un beau feu de joie à moins que tel musée le récupère dans ses réserves… !
Et je ne produirai plus que du texte dans des livres ou des revues.
Plus aucune toile, dessin, sculpture, installation, plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées.
Et pas loin de passer au stade octogénaire, je cesserai aussi de me produire en chair et en os et en public.Dès le début des années 1960, Julien Blaine (né en 1942 à Rognac, vit et travaille à Marseille) propose une poésie sémiotique qui, au-delà du mot et de la lettre, se construit à partir de signes de toutes natures. Forcément multiple, il se situe à la fois dans une lignée post-concrète (par son travail de multiplication des champs sémantiques, en faisant se côtoyer dans un même espace des signes – textuels, visuels, objectals – d’horizons différents) et post-fluxus (dans cette attitude d’une poésie comportementale, où est expérimentée à chaque instant la poésie comme partie intégrante du vécu). Mais avant tout, la poésie s’expérimente physiquement : elle est, d’évidence, performative. Ses performances sont nombreuses, qui parfois le mettent physiquement en péril (Chute, en 1983, où il se jette du haut des escaliers de la gare Saint-Charles à Marseille : violence de cette dégringolade incontrôlable, et la réception, brutale, au sol, quelques centaines de marches plus bas… puis Julien Blaine met son doigt sur la bouche et, sous l’œil d’une caméra complice cachée parmi les badauds médusés, murmure : « chuuuuut ! »). Mise en danger du corps, et mise en danger du poète, qui toujours oscille entre grotesque et tragique, dans une posture des plus fragile, car « le poète aujourd’hui est ridicule ». Performances, livres, affiches, disques, tract, mail-art, objets, films, revues, journaux… sa production est multiple, mêlant éphémère et durable, friable et solide. Pas un outil, un médium qui ne lui échappe. Mais rien qui ne soit achevé, arrêté. Car pour Julien Blaine la poésie est élémentaire, tout ce qu’il produit est fragment, indice d’un travail toujours en cours, document d’un chantier poétique à chaque instant renouvelé. Tous ces « résidus » doivent être lus en soi et en regard de ce qui nous entoure.

https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=7755&menu=0

Le grand dépotoir de Julien Blaine par François Huglo, les parutions, l’actualité poétique sur Sitaudis.fr

Pour une fois, définitive comme toute performance (à laquelle Julien Blaine avait dit « bye bye » entre 2004 et 2006, mais le pli est pris), « tout doit disparaître » n’est pas un argument de vente mais de gratuité, un comble de générosité. Tout : « ce qui reste dans un atelier d’artiste à la fin d’une vie de création » (toiles, dessins, sculptures). À emporter, et le reste au feu ! « Plus rien pour les collectionneurs, les galeries et les musées ». Le marché de l’art s’en remettra, mais la question de la valeur attachée aux œuvres d’art par le commerce et par la culture est posée par un acte exemplaire. Et au-delà, la question de leur production. Celle de la connexion entre travail et revenu. Celle d’un travail gratuit qui ne serait plus synonyme de plus-value mais de création. D’un travailleur libre qui ne serait plus prolétaire (contraint à vendre sa force de travail) mais artiste. C’était déjà le programme de « la vie-art », ou vrai art nouveau, de Jules Van alias ViArt alias Julien Blaine dans Libération en 1975 (grand millésime). Sur la portée de cet acte, sur sa maïeutique (oui, que faire de ce don ?), 28 amis s’interrogent, nous interrogent, parmi des photos de pages, des pages de photos.

« À l’une on vend ce qu’à l’autre on donne », dit le père Bonaventure dans un conte de La Fontaine, « Comment l’esprit vient aux filles », que réécrit Julien Blaine en ouverture sous le titre « Comment l’esprit vient au vieil artiste » : comment il se traduit par la création d’un lieu de dialogue conforme à sa vie, la Friche Belle de mai, lieu du « dépotoir » où il remet au pot cette œuvre-vie.

Le programme de « la vie-art » correspond à celui de Jean Dubuffet : « Ce qui manque à la culture est le goût de la germination anonyme, innombrable (…). Une production d’art qui ne met pas gravement la culture en procès, qui n’en suggère pas avec force l’inanité, l’insanité, ne nous est d’aucun secours ». La « valeur esthétique, valeur éthique, valeur civique », est intimement liée à la valeur
« pécuniaire », les marchands s’appliquant « à obtenir des prix élevés, lesquels sont ensuite générateurs de prestige ». On ne se libèrera donc « du poids pernicieux de la culture qu’en supprimant la notion de valeur des productions mentales ». Valeur marchande et valeur esthétique relèvent du même fétichisme. « C’est le produit dont toute la culture fait son aliment et non le
produire ». (Asphyxiante culture, couverture et extraits reproduits sur cinq pages, avec dans leur prolongement trois pages tirées de Processus de déculturation, un itinéraire, de Julien Blaine, les anartistes, 1972).

Faut-il parler, avec Jean-Charles Agboton-Jumeau, d’ « autodafé permanent » ? Évidemment pas au sens de Savonarole, des nazis, des franquistes, de Pinochet, des Talibans, de l’État islamique, ou de « ces prêtres catholiques de Koszalin », en Pologne, qui, rapportera Gilles Suzanne, ont brûlé en 2019 « quelques exemplaires de Harry Potter ». C’est un « feu de joie » que promet Julien Blaine avec le reste (s’il y a un reste) des restes (le résidu du résidu), pas un feu de haine et de ressentiment. Un feu de lumière, pas un feu d’éteignoir. Il s’agit bien de

« disperser, dissiper, gaspiller », de « soustraire à la convoitise d’éventuels gorets ».

Démosthène Agrafiotis rapproche le geste de Julien Blaine de l’ultime réalisation d’Hokusai, La vague masculine et la vague féminine, œuvre à la fois « signature » et « ouverture ». En dénonçant « la pseudo-universalité de la valeur d’échange »,

Le grand dépotoir de Julien Blaine par François Huglo, article sur sitaudis, https://www.sitaudis.fr/Parutions/le-grand-depotoir-de-julien-blaine-1589750658.php

Julien Blaine « propose un champ de signes afin que l’art refonde et refasse émerger l’existence humaine qui résiste à notre monde en proie à des mutations infernales ».

De même, pour Laurent Devèze, « cet arrêt est un appel à la relève (…) : à vous maintenant ! ». Blaine fait valoir son droit à la paresse : il renoue avec Lafargue, avec Duchamp : « j’aime mieux vivre que travailler », avec Filliou : « l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Bartolomé Ferrando insiste, dans le sillage de Pierre Restany, sur « la fonction déviante de la gratuité » et « son lien avec l’exercice de la liberté ». Giovanni Fontana parle d’une « performance absolue », orientée « vers la poésie totale » (Adriano Spatola, 1969), à travers une « allure », une « attitude créative », un « comportement perpétuellement

ludique », une « ironie ». Le feu « sera-t-il jamais allumé ? ». Il l’a été dès que Blaine « a commencé à être poète ».

Jacques Guigou se souvient de « cette expression argotique : « Dépoter le gluant » qui signifie accoucher ». De quoi ? Guigou voit dans le dépotoir « un conseil ouvrier contre les arts domestiqués ». Pour Patrick Javault, un art sorti du marché « va se risquer à une nouvelle vie à travers le don ». Gérard-Georges Lemaire traduit en fables, « coup de pied de l’âne » et mouche du coche, une « conception iconoclaste de l’art ». Barbara Meazzi voit et entend dans « bon débarras » le passé simple du verbe débarrer : Blaine « débarra », il ôta la barre, écarta les barreaux, fit gicler sur ceux des affiches qui marchandisent l’art le spermatoZoo

« libre de couler tant qu’il ne se dessèche ». Geste de dissémination, déjà.

Pour Stéphane Nowak-Papantoniou, qui cite l’Essai sur le don (1925) de Marcel Mauss, et Jacques Derrida, « le procédé de dissémination volontaire permet de biffer la logique verticale de l’héritage, la loi du sang et celle de l’aîné ». Ce geste est « fondateur, et non conclusif ». La « part maudite » selon Bataille devient ainsi « part magique », passage de l’économie restreinte à l’économie générale. Retour à l’archaïque via, écrivait Mauss, « la joie de donner en public ; le plaisir de la dépense artistique généreuse ; celui de l’hospitalité et de la fête privée et publique ».

Laurent Cauwet revient sur Fiumalbo en 1967, le Manifeste sous forme d’idéogrammes de 1968, La poésie hors du livre (1971), Géranonymo (1972), le Vrai Art Nouveau (1975) : appels, dans Libération « encore rebelle », au sabotage, au perruquage, au détournement, au vol, etc., « comme réponse créative à l’aliénation subie ». Continuer « ne peut se faire seul mais toujours en appelant à la responsabilité du lecteur comme continuateur ». Voilà qui répond à Nathalie Quintane s’interrogeant sur la « vraie question pour le public : récupérer = thésauriser = spéculer + ou – consciemment (= sait-on jamais) ». Défi, appel à responsabilité : maïeutique, décidément. « Tout Blaine à la décharge » ? Pour
« tout réinitialiser », en un « repas totémique », écrit Patrizio Peterlini. Où, ajoute Tanabé Shin, « chacun de nous doit trouver « poète » dans toute son existence, à sa propre façon ». Marianne Simon-Oikawa voit Julien Blaine en « lettré zen », son geste s’apparentant au danshari qui, à la fois, refuse, jette, et se détache. Remerciements de Jean-François Meyer pour les traces de rencontres en sa galerie, de Mata Rosenquist pour le legs marseillais : MAC, Musée d’Arts africains, CipM, la Friche… et de Christina de Simone pour « toutes les voies ouvertes », de Liliane Giraudon, d’André Robèr, de Jean-Hubert Martin, de Jean-Claude Monod, de Peter Read, de Nicolas Roméas, d’Oliva Penot-Lacassagne pour l’ « impérieux travail de refondation de l’action et de la pensée ».

La règle du jeu selon Gilles Suzanne : « faute de fuir, tu fais que ça fuie ». Car le capitalisme capte et neutralise tout ce qui lutte « contre l’hégémonie culturelle des classes dirigeantes et bien pensantes ». Le marché fonctionne « comme un grand collecteur ». Pour Blaine, cet « hérétique », ce qui importe « n’est pas le fétiche, c’est-à-dire le produit. C’est l’effet : le fait que ce produit produise ». La Friche Belle de mai comme « utopie concrète ». La poésie comme « mode de fonctionnement alternatif de la langue, du livre, de l’écriture, de la lecture, mais aussi de soi et du monde… peut-être même du marché et de l’État ». Anysia Troin- Guis cite « la devise proclamée par la performance Breuvage épandu (1968) : l’écriture n’est « pas le résultat mais les gestes qui l’ont précédé et suivi ». En une « pratique existentielle, sociale et démocratisée », l’exposition devient « partage du commun » par un homme qui « semble être seul », ce qui « fait peur » à sa compagne Catherine qui ajoute : « et surtout Jules a l’air vraiment content ! ». Libre comme une ihali (installation humaine anonyme laissée là par inadvertance) : ihalibre, y’a libre ! Free (libre, gratuit), like a rolling stone.

Aux extraits naturels de films

Parution dans le numéro 66 de la revue Bacchanales

https://www.maisondelapoesierhonealpes.com/les-éditions/dernières-parutions-bacchanales/farandole-fac-n-doll/

BACCHANALES N°66 – FARANDOLE FAC’N’DOLL

Cet ouvrage se propose selon les mots de Françoise Alléra et Pierre Vieugnet de « mettre à bas, avec beaucoup d’humour et de liberté de penser et d’agir, dans une débauche de langues, les vielles lunes de la poésie avec un grand P. »

 Sur cette édition, les œuvres sont de Sylvie Nève.

61 poètes ont participés à cette revue :

  • Nadine Agostini (1960)
  • Délosthène Agrafiotis (1946)
  • Samantha Barendson (1976)
  • Carla Bertola (1935)
  • Jean-Pierre Bobillot (1950)
  • Jean-François Bory (1938)
  • Yves Bressande
  • Cyrille Bret (1977)
  • Harvé Brunaux
  • Mathilde Brussow
  • Gilles Cabut (1970)
  • Pauline Catherinot
  • Alain Chevrier (1948)
  • Laurent Choquel
  • Françis Cornerotte
  • Julien D’Abrigeon
  • Marie Delvigne
  • Jacques Demarcq
  • Marie-Hélène Dhénin
  • Christine Duminy-Sauzeau
  • Gilles Dumoullin
  • Mohammed El Amraoui
  • Frédéric Escoffier
  • Denis Ferdinande
  • Laurent Fourcaut
  • Alain Frontier
  • Gabriell
  • Nicolas Giral
  • Michel Giroud El Coyote Gerwulf
  • Alan Greene (1963)
  • Virgine Greene (1959)
  • Pierre Guéry (1965)
  • Georges « a&de » Hassomeris
  • Jean-Louis Houchard
  • François Huglo
  • Anne- Marie Jeanjean
  • Gauthier Keyaerts
  • Perrin Langda
  •  Jean-Luc Lavrille (1952)
  • Pierre Le Pillouer (1950)
  • Claude Lenzi
  • Cédric Lerible (1977)
  • Sébastien Lespinasse (1975)
  • Cécile Mainardi
  • Dominique Massaut
  • Georges Mérillon (1959)
  • Enzo Minarelli
  • Michael Moretti
  • Didier Moulinier (1959)
  • Sylvie Nève
  • Stéphane Nowak Papantoniou
  • Jean-Marc Proust (1960)
  • Alain Robinet
  • Eric Sarrazin
  • Antoine Simon
  • Pierre Soletti
  • Lucien Suel
  • Alberto Vittachio
  • Cosima Weiter (1973)
  • Nathalie Yot/natyot

Parution de « Pas sages à l’écrit »

Descriptions de l’inaperçu, arpentages du familier, notations d’infra-événements, inventaires de boîtes à souvenirs… Ce troisième volume de la série « Pas sages à l’écrit » décline en 128 pages différentes écritures de l’infime, thème commun proposés aux classes participantes par les trois auteurs accueillis en résidence à l’IMEC : Irina Teodorescu, Stéphane Nowak et Sylvain Diamand. 268 élèves de l’académie de Normandie, du CM1 à la 4e, ont participé à ce projet littéraire. Au fil des séances, le goût de l’écriture s’est affirmé, avec inventivité et sérieux, dans des recherches personnelles ou en groupe, du premier jet jusqu’au livre ici publié.

édition IMEC – Institut mémoire de l’édition contemporaine

ISBN 978-2-35943-028-8

Communications 2018-2019

  • Poésie et politique. Métapolitique et écopoétique contemporaines, 8e Congrès de la Société européenne de Littérature comparée (Lille), 28 au 31 août 2019.

La poésie documentaire ou documentale vise bien souvent à questionner l’esthétique poétique et la politique des discours dans la mesure où il s’agit de rendre visible des invisibilités, de rendre audibles des paroles non légitimées, en travaillant sur le dispositif textuel et sa contextualisation. Nous tenterons de théoriser certaines articulations poésie/politique, ainsi que le rapport à l’environnement, notamment à partir de textes de Manuel Joseph, J.M. Gleize, Nathalie Quintane, J.H. Michot.

  • « Retirer de la matière. Surface et profondeur. L’Essai sur la sculpturale de Julien Blaine (1967) », Colloque « L’Écrit et le Sculptural », Université Toulouse – Jean Jaurès/Laboratoire LLA-CREATIS, 12-13 juin 2019, Maison de la Recherche.

L’intervention traitera de L’Essai sur la sculpturale[1] de Julien Blaine (1967). Ce livre paradoxal développe les recherches sur le livre et ses possibilités comme objet : sa mobilité, sa présence, sa matérialité. À chaque fois, il s’agit de critiquer le livre comme « support » : « le livre était sous-utilisé, il restait un objet mort et, selon la tradition, indépendant de l’auteur ». Autrement dit, le livre n’avait pas été pensé comme medium ; le strict utilitarisme de l’objet technique oblitérant les potentialités médiopoétiques qu’il recèle. L’Essai sur la sculpturale (ou à la recherche de l’intégralité du O est un livre radical marqué par la perforation et ses légendes :

  • « à la première perforation = la pénétration »
  • « aux suivantes perforations = la progression -> création (répété) »
  • « à la dernière perforation : la fuite inversée. Et définitive pénétration -> destruction »

Ces gestes peuvent être réfléchis comme communs à l’écriture et à la sculpture. À la manière des livres d’enfants d’aujourd’hui, une illusion est suggérée par la perforation comme si l’on pouvait regarder à travers le trou d’une serrure. Du coup, la page n’est plus une porte qui fait obstacle, mais un support qui crée un effet de relief. Derrière, il y a en dessin toute la thématique que Blaine va explorer pendant plus de quarante ans : les orifices, les organes sensoriels, la vulve, la ligne. Isabelle Maunet l’interprète comme une « sortie non pas hors du livre, mais hors de ‘’l’objet-livre ou du livre-objet’’[2] ». Il s’agit de sortir d’un certain état du livre que Blaine considère comme « inerte » et « mortifère[3] ». La sculpture peut ici s’entendre comme un procédé de création visant à « enlever de la matière ». L’acte d’écriture serait indissociable du geste de retirer, supprimer, enlever. L’accent est mis sur le processus et non le résultat. Car ce qui donne à penser c’est bien plus l’essai, l’action, le mouvement bien davantage que l’œuvre. Autrement dit, l’œuvre se donne comme œuvre à l’œuvre et non objet fini : œuvre désœuvrée. 

  • « Écritures du quotidien : pratiques de collage et de montage », Colloque — « Les écritures contemporaines du quotidien : une cartographie », Université de Strasbourg, 6-7 juin 2019.

La communication vise à montrer comment des récits contemporains du quotidien sont mélangés avec des pratiques d’avant-gardes et des pratiques issues des poètes objectivistes américains à travers trois exemples précis et expérimentaux de chroniques du quotidien : Manuel Joseph, La Sécurité des personnes et des biens, P.O.L., 2010 ; Jérôme Bertin, Bâtard du vide, Al Dante, 2011 ; Sylvain Courtoux, Still nox, Al Dante 2011.

Ces récits ont pour point commun de retracer le quotidien de l’auteur-narrateur en insérant un témoignage sur les structures sociales et politiques qui l’entourent : documents administratifs et publicitaires ; description de la violence sociale alentour ; restitution de scènes vues et de paroles entendues ; ouverture à la fiction par l’aventure du personnage. Cette hybridation entre quotidien et fiction fait émerger les traits saillants d’une certaine crise de la société et de la solidarité. Ces trois ouvrages ont pour point commun d’être écrit par des poètes vivant dans la précarité et dans une certaine marginalité, les trois auteurs touchent l’allocation adulte handicapé et en font état ; la thématique glisse bien souvent du personnel au politique. Ils ont aussi pour point commun de reprendre certaines pratiques des avant-gardes : opérations de collages et de montage ; insertion de photos et de documents ; et partageant certaines références communes : Dada, William Burroughs, Charles Bukowski. Nous verrons ainsi comment l’infra-ordinaire peut se charger de questions politiques.

  •  « Traduire la poésie à l’épreuve du plurilinguisme », 5th International Conference Traduttologia e Traduzioni, Translatology and Translations, Lodz, Pologne, 7-9 décembre 2018.
  • « La poésie contemporaine dans une perspective écopoétique : le cas des performances et des documents poétiques », Colloque international « Réinventer la nature : pour une approche écopoétique des littératures contemporaines de langue française », Université de Tunis, Tunisie, 9-11 novembre 2018.
  • « Chercher en adoptant un point de vue émique : traduire sa recherche par la mise en pratique », journée doctorale « à l’entour de la recherche », CND Lyon, 21 septembre 2018.

[1]   Julien Blaine, Essai sur la scripturale, Éd. Denise Davy, 1967.

[2]   Isabelle Maunet, « La poésie ‘en chair & en os, à cor et à cri’ de Julien Blaine », in La poésie à outrance. A propos de la poésie élémentaire de Julien Blaine, op.cit., p. 68.

[3]   Processus de déculturalisation, Paris, édition Tête de feuilles, 1972.

Publication des actes de la journée « Fabrique de thèse #3 – A l’entour de la recherche » du 21 septembre 2018

  • « À l’intérieur et à l’extérieur : quelle posture pour un poète
    et chercheur en littérature ? » Actes de la journée Fabrique de thèses # 3, CND, Lyon. Comment chercher, enseigner, animer des ateliers, créer sans mélanger les points de vue et/ou se tromper de posture ? L’article développe l’intérêt d’adopter un point de vue « émique » de l’intérieur tout en adoptant un point de vue critique décentré. Est aussi développée la notion de traduction de texte littéraire en proposition d’écriture. 

URL : https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/4565/files/2019/10/atelier_2018_septembre.pdf

Performance le 14 novembre 2019 Galerie Porte Avion

GALERIE PORTE AVION || 96  BD DE LA LIBÉRATION  || 13004 MARSEILLE
Roger chez les 1surG
Exposition de Laurence DENIMAL
du 14 au 30 Novembre 2019
Vernissage le Jeudi 14 Novembre à partir de 18 heures
Lecture / Performance avec Franck BARRIAC 
& Stéphane NOWAK-PAPANTONIOU
à 19h30 précises

Galerie Porte Avion
96 bd de la libération
13004 Marseille
04 91 33 52 00
galerieporteavion@gmail.com

articles critiques

  • « Ou, i ou O, ui ? », revue Vakxicon.gr no 35, 2016. En ligne : www.vakxikon.gr/oui-ou-oui-του-stephane-nowak-papantoniou/
  • « Alfredo Costa Monteiro : Anima/Aspis », Cahiers critiques de poésie (Centre international de Poésie Marseille), 33-1, 2016.
  • « Jean-François Bory : Un hiver près des ptyx », Cahiers critiques de poésie (Centre international de Poésie Marseille), 31-3, 2016.
  • « Laura Vazquez : Le système naturel et simplifié/Menace », Cahiers critiques de poésie (Centre international de Poésie Marseille), 31-3, 2016.
  • La poésie de Jean-Michel Espitallier, livret pédagogique à destination des enseignants, Livres at auteurs d’aujourd’hui, Ciclic, avec le soutien du Conseil régional et de la DRAC Centre Val-de-Loire et en partenariat avec le Rectorat de l’académie Orléans-Tours, la DRAAF et le Centre national du livre. En ligne : http://www.ciclic.fr/sites/default/files/fichiers/livret_lalapdf2015.pdf
  • « Amandine André : Quelque chose », Cahiers critiques de poésie (Centre international de Poésie Marseille), 30-4, 2015.
  • « Jean-Michel Espitallier : Salle des machines », Cahiers critiques de poésie (Centre international de Poésie Marseille), 30-4, 2015. En ligne :http://cahiercritiquedepoesie.fr/chroniqueurs/stephane-nowak-2
  • Qu’est-ce que le commandement ?, revue Inferno n° 2, 2014.
  • Mécanique tapuscrite. Les tapuscrits de Bernard Heidsieck, revue Inferno n° 3, 2014. 

Lecture au cipM le 29 juin

Le Cip M vous invite :CE JEUDI 27 JUIN 2019À PARTIR DE 18HAU CENTRE DE LA VIEILLE CHARITÉ À MARSEILLE
LE CIP MLA PÉRIPHÉRIE DU MARCHÉ DE LA POÉSIE DE PARISL’ASSOCIATION ENT’REVUES / LES REVUES INVITÉES / LEURS ÉDITEURS ET LEURS AUTEURS
AURONT LE PLAISIR DE VOUS ACCUEILLIRPOUR L’INAUGURATION DE LA PREMIÈRE ÉDITION DE NUMÉRO RSALON DES REVUES DE CRÉATION POÉTIQUE EN RÉGION SUD
AU PROGRAMMEDÉCOUVERTE DES REVUESRENCONTRES AVEC LEURS ÉDITEURS ET AVEC LES AUTEURSRAFRAÎCHISSEMENTSET PEUT-ÊTRE QUELQUES SURPRISES..

AFFICHE_R_A4_NB-J.pdf

Lecture à Toulon le 23 juin

Nous vous invitons à la présentation de la revue TESTE 35 (été 2019)dimanche 23 juin à 11h, librairie Le Carré des Mots, 30 rue Seillon, Toulon
Les poètes présent-e-s et les membres du collectif partageront leur contribution.
Au sommaire de ce TESTE 35 : 19 auteures/auteurs internationaux accompagnés de photographies de Julia Gat : Marie de Quatrebarbes & Maël Guesdon ; Kadhem Khanjar (Irak) ; Stéphane Nowak Papantoniou ; Johan Grzelczyk ; Liliane Giraudon ; Vincent Tholomé (Belgique) ; Frank Smith ; Maïss Alrim Karfoul (Syrie) ; Patrick Sirot ; Fabrice Caravaca ; Cédric Lerible ; Paul Antoine ; Laurent Bouisset ; Ada Mondès ; Luca Valerio (Italie) ; Les 3 Juliens : Julien Blaine & Julien d’Abrigeon & Julien Boutonnier.
Vous trouverez ci-joint la première de couverture, détail d’une photographie de Julia Gat.
MERCI à tous les auteures/auteurs & traductrices/traducteurs (Viviane Ciampi, Maïss Alrim Karfoul, Jean-Rémi Gandon & Antoine Jockey) au collectif TESTE, à la Ville de Toulon, au Centre international de poésie Marseille, à la librairie Le Carré des Mots et l’Imprimerie Reprosystemes 83.
TESTE 35 « véhicule poétique » été 201984 pages – 10 € – 26 x 19 cm – issn 2112-4469TESTE reçoit le soutien de la Ville de Toulon.
Abonnement 1 an : 4 numéros = 40€ (frais de port offerts en France métropolitaine)Par chèque : association Parole d’auteur, Le Carré des Mots, 30 rue Seillon 83000 Toulon.Lien page Facebook : https://www.facebook.com/Teste-v%C3%A9hicule-po%C3%A9tique-222989934421229/
Au plaisir de vous accueillir.Bien cordialementLe Collectif TESTE

lecture à la Sorbonne le 8 juin 2019

Nuit Remue | Samedi 8 juin 2019 à 18h30

Bibliothèque Ascoli – Escalier C, 2ème étage
17, rue de la Sorbonne. 1, rue Victor-Cousin
Paris 5ème Arrondissement. Accès : Luxembourg ou Cluny La Sorbonne (RER)
St Michel (ligne 4 métro). De la place St Sulpice (Marché de la poésie), traverser
le jardin du Luxembourg (à pied).

Attention ! pour des raisons de sécurité, l’inscription est obligatoire. 
Toute personne souhaitant assister à La Nuit Remue doit s’inscrire au préalable auprès de Cyrille Martinez.
cyrille.martinez [arobase] sorbonne-universite.fr
COMPLET
En cas de désistement, merci de nous l’indiquer, certains n’ayant pas de place…


Programme


. 18h30 Accueil du public


. 19h00 Premier round

Laurent Grisel lit Dominique Dussidour

Eric Houser

Bérengère Cournut

Stéphane Nowak Papantoniou

Marie de Quatrebarbes

Esther Salmona

Christophe Fiat



. 20h00 – 20h30 Pause



. 20h30 Deuxième round

Véronique Vassiliou

Benoît Toqué

Pascale Petit

David Lespiau

Jean-René Lassalle

Sonia Chiambretto

Cristina De Simone et Sylvain Kassap

. 21h30 fin


La Nuit Remue est proposée par Emmanuèle Jawad et Vannina Maestri 
avec l’aide amicale de Cyrille Martinez.


Dernières publications des participants à la Nuit Remue :

. Laurent Grisel lira Dominique Dussidour . Dernière publication : Sade romancier, Serge Safran éditeur

. Eric Houserun début un milieu une fin, Eric Pesty Editeur

. Bérengère CournutPar-delà nos corps, Le Tripode

. Stéphane Nowak Papantoniounos secrets sont poétiques, Les presses du réel

. Marie de QuatrebarbesVoguer, P.O.L

. Esther SalmonaAmenées, Eric Pesty Editeur

. Christophe FiatRetour d’Iwaki, Gallimard

. Véronique VassiliouJam Jam, Argol

. Cristina De SimoneProféractions ! – Poésie en action à Paris (1946-1969)
les presses du réel

. Benoît Toquégloire gouaille gosier, Supernova

. Pascale PetitLe Parfum du jour est fraise, L’Attente

. David Lespiauéquilibre libellule niveau, P.O.L

. Jean-René LassalleSangleil, Grèges

. Sonia ChiambrettoPolices !, L’Arche

atelier d’écriture au cipM

Atelier d’écriture pour adultes
animé par
Stéphane Nowak

Écrire dedans / dehors

Cycle de 4 séances, les samedis 27 avril, 4, 11 et 18 mai
Bibliothèque du cipM, de 11h à 13h.

http://cipmarseille.fr/evenement_fiche.php?id=1294

Écrire dedans / dehors

« Nous ne sommes pas réellement enfermés, disons qu’on ne trouve pas la sortie. » (Jean-Louis Giovannoni). 

Si l’intérieur ne s’oppose pas à l’extérieur, peut-être qu’il le touche. 
Si l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art, peut-être pouvons-nous réapproprier autrement notre quotidien.

Nous explorerons des lignes de tension d’écriture, articulant l’intérieur et l’extérieur. Se planquer dans un texte, tourner autour du pot, écrire avec le dehors. Rencontrer Billy the kid ou, pour faire bonne figure, des histoires de Toto.

L’atelier propose de faire découvrir des pratiques d’écriture poétique, de collage et de montage, en donnant une large place aux questions de rythme et d’oralité.


Scène poétique de Lyon le 3 avril

POESIE ACTION
JULIEN BLAINE & CO 
&
A.C. Hello & Stéphane Nowak Papantoniou + motif_r 

*

Soirée organisée par
Laurent Cauwet (Al Dante)
Patrick Dubost pour la Scène Poétique
Le CERCC (EA 1633) / ENS Lyon
avec le soutien de la Région Rhône-Alpes Auvergne

blaine

 Julien Blaine – crédit Abdel Blackbush 

Julien BLAiNE : est né en 1942, à Rognac, au bord de l’Étang de Berre, flaque de mer jadis bleu-azur, aujourd’hui marron glacé. Il vit à Ventabren et à Marseille et nomadise le plus possible.

« Je suis un artiste italien comme Lucio Fontana et Piero Manzoni, une personnalité internationale comme Russell Means ou Patrice Lumumba et un poète marseillais comme Arthur Rimbaud et Antonin Artaud. Je suis un poète aurignacien contemporain et un auteur grec ancien. Je suis deux fois calligraphes par les T’ang et par les Hijazi. Mon ascendance est Bamileke et Zuni, Manouche et maritime. Mais, en fait, par les Poitevin je suis de Ventabren, et par les Trouche de Mouriès. »

Julien Blaine a par ailleurs créé quelques maisons d’éditions (dont la NèPe), quelques revues (dont Doc(k)s), quelques festivals (dont ceux de Cogolin et de Tarascon), quelques lieux (dont le CIPM)…

Dernières parutions : 
5 faits d’actualités par un septuagénaire bien sonné (Les presses du réel, coll. Al Dante),
Partitions ( Ed. Manuel), 
Dé buts de Roman (Ed. des Vanneaux), 
2017 (Les presses du réel, coll. Al Dante), 
1968/2018 (Ed. Galerie J.-F. Meyer) 
À paraître :
Le livre (Les presses du réel, coll. Al Dante).

La vie & la phrase continuent…
Pour en savoir plus :
www.documentsdartistes.org/blaine

hello

 AC Hello – crédit Dany Massicotte 

A.C. HELLO : Auteure publiée dans la collection Al Dante aux Presses du Réel, et performeuse, A.C. Hello pratique la poésie sonore depuis plus de 10 ans – que ce soit seule, ou accompagnée de musiciens (Black Sifichi, Luc & Nicolas Reverter, Jean-Yves Davillers…) ou encore avec des collectifs (l’Armée Noire) dans les lieux les plus divers (Festival Off d’Avignon, Centre Européen de Poésie d’Avignon, Manifesten (Marseille), Médiathèque de Bourges, Marché de la Poésie de Paris, Maison de la Poésie de Paris, Le Lieu / Inter (Québec), Festival International de Poésie de Gaziantep, Festival International de Poésie de Bruxelles, Festival Jazz à Luz, Festival Les Bruissonnantes…).

Elle a été invitée au Générateur et aux rencontres de la performance Frasc pour la création de deux performances solo (en octobre 2011 & 2016) et à un concert de poésie sonore au Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet (Nov. 2016).
Par ailleurs, elle a créé et anime la revue de poésie contemporaine Frappa (Web Revue & Revue papier).
Récemment, elle été invitée par le Label Trace pour l’enregistrement d’un CD, où elle est accompagnée de 7 musiciens (Thierry Müller, Jac Berrocal, Quentin Rollet, Laurent Saïet, Patrick Müller, Guillaume Loizillon, Jean-Noël Cognard…). La sortie de ce CD est programmée courant 2019. 

nowak

Publications :
Paradis remis à neuf (Livre + CD, éditions Fissiles, 2014)
Naissance de la gueule (Al Dante, 2015)

 Nowak & motif_r – crédit Bains Douches / Alençon 

Stéphane NOWAK PAPANTONIOU : Ecrivain, lecteur, adepte de la poésie-action (de nombreuses interventions performatives, en 2018 à Québec, La Ciotat, Bordeaux, Marseille, Limoges, Paris…). Il conçoit chaque intervention comme une expérience unique et une tentative d’expiration du sujet. Il a publié Tentaculeux & tuberculaires (2012), Glôôsse (2014) et Nos secrets sont poétiques (2019) aux éditions Al Dante et Presses du réel. À la suite d’une résidence aux Bains-Douches en 2012, il a entamé une collaboration avec motif_r, en qui il a trouvé un alter-ego en matière sonore. Est né de cette rencontre une déclinaison sonore de Nos secrets sont poétiques.
nowak-papantoniou.net <http://nowak-papantoniou.net> 

motif_r (Stéphane CHALUMEAU) : Aussi à l’aise dans la musique game boy, le ragga jungle, que dans la musique concrète, motif_r travaille tout aussi bien avec des chorégraphes, écrivains ou vidéastes. Venant des premières raves gratuites, après avoir été électro-choqué en 1988 par l’Acid-House, puis scarifié au milieu des années 90 par le breakcore, il fonde le groupe mutant Ciao! Manhattan qui sortira notamment un album avec Mike Ladd, et sera remixé par DJ Scud. Pionnier de la chiptune, il joue aujourd’hui en concert une musique improvisée sur du matériel hétéroclite, anachronique (vieux ordinateurs ou consoles de jeu, jouets, stylophone, pédales d’effets, échos…). On a pu le voir récemment, par exemple au Palais de Tokyo, en compagnonnage avec l’écrivain Manuel Joseph ou l’artiste plasticien Thomas Hirschhorn. 
www.soundcloud.com/motif_r <http://www.soundcloud.com/motif_r?fbclid=IwAR3jzG4ffmeAHtigWwD_XtlHdaLx4_yiqCWsQg18CDFxI3bE3qExj5lsLnY>

*Salle Kantor 
ENS (Ecole Normale Supérieure)
15, Parvis René Descartes 69007 Lyon
(sur l’avenue Jean Jaures)
Tel 06 21 11 22 54
Métro Debourg
Voir plan ci-dessous


entrée libre

*

plan